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Sièges de BadajozPar sa position sur le fleuve Guadiana, Badajoz est le verrou espagnol des plateaux de la meseta ibérique et la porte du Portugal méridional. Cette position stratégique subit quatre sièges. Du 26 janvier au 9 mars 1811, Soult l’assiège et obtient sa reddition après la mort du gouverneur Menacho. En mai 1811, Wellington ordonne à Beresford de s’en emparer. Phillipon réussit une sortie et, le 16 mai, détruit le matériel de siège des Anglais. Le 24 mai, Wellington masse 14 000 hommes autour de la ville mais doit lever le siège, le 19 juin, à l’arrivée d’une armée de secours. Revenu avec du matériel de sape et des canons lourds, Wellington entame un nouveau siège, le 16 mars 1812, avec 32 000 hommes. Phillipon n’a que 5 000 combattants à lui opposer. Le 6 avril, les Anglo-Espagnols montent à l’assaut à travers trois brèches tandis que Picton attaque le château par escalade. Phillipon réussit à évacuer la ville après avoir perdu 1 350 hommes, mais les pertes de ses adversaires avoisinent les 5 000 morts et blessés. Exaspérés, les Anglais saccagent la ville. C’est seulement le 11 avril que Wellington parvient à reprendre en main ses troupes.
Traité de Badajoz (6 juin 1801)En application du traité d’Aranjuez, les Espagnols envahissent le Portugal en mai 1801. C’est la brève « guerre des oranges » qui se termine par le traité hispano-portugais de Badajoz contraignant le Portugal à fermer ses ports aux navires anglais et à verser une indemnité de 20 millions de francs à la France. Le traité de Madrid aggravera encore les conditions imposées au vaincu.
Bataille de Bailen (19 juillet 1808)Chargé du contrôle de l’Andalousie, le général Dupont quitte Tolède le 23 mai 1808 en direction de Cadix où sont bloqués par la flotte anglaise et les insurgés espagnols les débris de la flotte écrasée à Trafalgar. Le 7 juin, il entre dans Cordoue et constate que toute l’Andalousie est en insurrection et qu’une grande partie des troupes régulières espagnoles s’y sont ralliées. Il s’y attarde et laisse les Espagnols se regrouper. Inquiet de leur nombre sans cesse croissant, Dupont se décide enfin à faire retraite, le 19 juillet 1808. Mais les troupes de Reding lui coupent la route à Bailen. Les Français essaient en vain de forcer le passage et sont décimés par l’artillerie espagnole, tandis que leur arrières arrivent les forces de La Pena. Dupont demande une suspension d’armes. Le 22 juillet, ses troupes démoralisées par leur échec et accablées par la chaleur, Dupont signe une capitulation qui prévoit le rapatriement en France des prisonniers, clause qui ne fut exécutée que pour les généraux, le reste de l’armée allant croupir sur les pontons de Cadix puis dans l’île de Cabrera.
BaïonnetteApparue en 1642 sur les champs de bataille, mais déjà en usage au siècle précédent, la baïonnette doit son nom à la ville de Bayonne où on commença à la fabriquer. Mise au bout du fusil quand le soldat charge, elle est, en dehors du combat, portée dans un fourreau fixé à un baudrier qui porte aussi le sabre. Tous les fusils, ceux de l’infanterie comme de la cavalerie, peuvent porter une baïonnette. La baïonnette du mousqueton de cavalerie est plus longue que celle du fusil. Les carabines n’ont par de baïonnette.
Siège du fort de Bard (24 mai – 5 juin 1800)Avec 400 grenadiers et 26 canons, le colonel autrichien Bernkopf gêne considérablement le passage de l’armée de Bonaparte sur la seule route existant entre Aoste et Ivrée. L’infanterie et la cavalerie parviennent à passer par des chemins de traverse, mais l’artillerie et le train restent bloqués du 21 mai au 5 juin 1800, jusqu’à la capitulation de la garnison.
Bataille de Bassano (31 octobre 1813)Tandis que l’Empereur, vaincu à Leipzig, se retire sur le Rhin, le prince Eugène combat sur un terrain secondaire, en Italie, une armée autrichienne, et la bat à Bassano (31 octobre 1813), puis à Caldiero (15 novembre).
Bataille de Bautzen (20-21 mai 1813)Vainqueur des Russo-Prussiens de Wittgenstein à Lützen, le 2 mai 1813, Napoléon les poursuit et arrive à leur contact, le 19 mai, à proximité de Bautzen, à 60 km à l’est de Dresde. L’Empereur cherche à fixer l’ennemi le long de la Spree en attendant que Ney les prenne à revers par le sud et les encercle. Mais ce dernier, qui a mal interprété les ordres, dispose ses corps d’armée face à l’est et non au sud. Le 20 mai à midi, le gros de l’armée française attaque sur la Spree et franchit le fleuve sur des ponts provisoires. Le 21, Ney perd du temps à prendre Preilitz, laissant à l’ennemi le loisir de se replier, sauvant l’essentiel de son artillerie, Bautzen est une indéniable victoire de Napoléon, mais la maladresse et la lenteur de Ney l’ont empêché de se transformer en triomphe puisque les adversaires n’ont pu être détruits. Il y a eu environ 20 000 victimes de part et d’autre. Epuisés, manquant de cavalerie, les Français ne peuvent poursuivre les Russo-Prussiens qui font retraite vers la Silésie. Un armistice clôt provisoirement les opérations, le 4 juin.
Combat de Belchite (18 juin 1809)Disputant l’Aragon à Blake, Suchet le bat à Saragosse, le 15 juin 1809, puis le 18, à Belchite.
Bataille de la Berezina (27-28 novembre 1812)Le 22 novembre 1812, la Grande Armée en déroute apprend que les Russes l’ont précédée et lui coupent la retraite sur la Berezina. Il ne reste alors plus que 49 000 combattants avec 250 canons, mais plus de 40 000 retardataires suivent à l’arrière. L’amiral Tchitchagov campe sur la rivière avec 34 000 hommes tandis que Koutouzov et Wittgenstein marchent sur les talons des Français avec 80 000 et 30 000 soldats. La malchance veut que la glace qui recouvre habituellement la rivière en cette saison ait fondu par l ‘effet d’un dégel inattendu. Le général de cavalerie Corbineau a trouvé un gué près du village de Studienka, au nord de Borisov. Grâce à l’ingéniosité du général Eblé et ses pontonniers, deux ponts de 90 mètres sont construits dans l’après-midi du 26 novembre. Afin de retarder les Russes, Oudinot livre bataille tandis que le gros de l’armée et l’artillerie franchissent les ponts. Le 28, les troupes de Victor tiennent toujours le pont. Elles passent la rivière à une heure du matin. Sur la rive ouest de la Berezina, les hommes d’Oudinot et de Ney ont réussi à repousser les Russes de Tchitchagov, grâce notamment à la charge des cuirassier de Doumerc. Les traînards ont refusé de franchir le pont dans la nuit du 28 au 29. Lorsque le jour se lève, Eblé met le feu aux ponts pour empêcher les Russes de les utiliser. Dans la panique, des milliers d’hommes se noient tandis que plus de 10 000 autre côté de la Berezina, Napoléon a encore 25 000 combattants et 30 000 non-combattants. Il n’a perdu que 25 canons et peut continuer la retraite vers l’ouest, vers Vilna. Une grande partie des pontonniers ont péri de froid dans l’eau glaciale et Eblé mourra d’épuisement à Königsberg.
Combat de Bergfried (3 février 1807)L’offensive russe se solde par deux succès à Heilsberg et Mohrungen, mais Bennigsen, risquant d’être attaqué de flanc, rétrograde précipitamment. La Grande Armée accroche son arrière-garde à Bergfried, le 2 février 1807n où la division Leval enlève le pont sur l’Alle.
Combat de Biberach (9 mai 1800)Défaits à Mösskirch, le 5 mai, les Autrichiens sont attaqués pendant leur retraite à Biberach, le 9 mai 1800, par Gouvion-Saint-Cyr, qui leur inflige un nouveau revers.
Bataille de la Bidassoa (7 octobre 1813)Vaincue en Espagne par la guérilla et Wellington, l’armée française se replie vers le nord et la frontière. Le maréchal Soult tente d’abord de débloquer Saint-Sébastien assiégé mais échoue et la place capitule, le 9 septembre. Il n’est plus question de venir au secours de Pampelune, d’où il a été repoussé, le 30 juillet 1813. Il ne lui reste plus qu’à étirer son armée aux abords de la Bidasoa, le long de la frontière franco-espagnole. Mais Wellington prend l’offensive, traversant à marée basse l’estuaire de la Bidassoa dans la matinée du 7 octobre 1813 pour attaquer les position françaises à revers par la rive droite du fleuve. Le 8 octobre, les Français, démoralisés, abandonnent leurs positions sur la Rhune et quittent définitivement le territoire espagnol pour se replier en France. La guerre d’Espagne est finie.
Combat de Borisow (21 novembre 1812)Le corps de Lambert, envoyé par Tchitchagov, enlève aux Français de Dombrowski la petite ville de Borisow où se trouve le seul pont utilisable pour franchir la Berezina. Ce combat, mineur en apparence, pose aux débris de la Grande Armée un terrible problème. Où et comment franchir la Berezina ? Le 23 novembre, Oudinot reprend Borisow, mais les Russes ont détruit le pont avant de se replier.
BrancardiersL’organisation du service de santé militaire apparaît d’une effarante médiocrité et d’une insuffisance ahurissante au regard des boucherie que constituèrent les batailles sous la Révolution et l’Empire. La plupart des blessés mouraient faute de pouvoir être transportés vers les ambulances et les hôpitaux. La situation s’aggravera encore en 1804, quand, par mesure d’économie, on réduira les caissons d’ambulance d’un par bataillon à un par régiment. Ces caissons ne contenaient que 6 brancards en sangles. En 1808, révolté par ces carences, Percy mit sur pied, de sa propre autorité et à ses frais, un « bataillon de soldats d’ambulance ». Napoléon retient la leçon et crée un corps d’infirmiers militaires l’année suivante. En 1813, ces infirmiers se verront adjoindre un « corps de brancardiers d’ambulance ». Il y aura, en théorie, car le projet ne sera que très partiellement réalisé, 32 brancardiers par compagnie d’ambulance.
Traité de Breslau (19 mars 1813)Signé par Stein et Nesselrode le 19 mars 1813, le traité de Breslau complète celui de Kalisch et scelle l’alliance russo-prussienne contre la France.
Bataille de Brienne (29 janvier 1814)Ayant appris que l’armée de Blücher avait été coupée en deux après le combat de Saint-Dizier (27 janvier 1814), Napoléon tente de l’attaquer durant sa manœuvre pour traverser l’Aube et rejoindre l’armée de Schwarzenberg. Mais Blücher apprend les intentions de l’Empereur grâce à la capture d’un courrier et se replie sur Brienne. Le 29 janvier 1814, Napoléon attaque un ennemi sur ses gardes et une seule des trois colonnes française parvient à percer et à s’emparer du château de la ville. Dans la nuit, Blücher se replie pour chercher la liaison avec Schwarzenberg.
Brigade infernaleRappel des colonnes infernales de la Révolution, le nom de brigade infernales est porté sous l’Empire par la brigade de cavalerie du général Lasalle, constituée des 5e et 7e régiments de hussards. Elle s’illustre en 1806 lors de la traque des Prussiens en déroute, parcourant 1 160 kilomètres en vingt-six jours. Au début de la campagne de Pologne, le 26 décembre 1807, ses hussards ayant grogné contre la boue et la dureté des conditions météorologiques, Lasalle les punit en leur faisant subir durant une heure le feu des Russes. La brigade infernale s’illustre à nouveau en Espagne. Tombée dans une embuscade, nommée le bloody check par les historiens anglais, la brigade voit 62 de ses blessés égorgés par l’ennemi. Elle prend une éclatante revanche à Medellin, le 28 mars 1809, sabrant jusqu’à la nuit tombée les Espagnols en déroute. A Essling, la brigade infernale sauve par ses charges l’infanterie. Elle triomphe à Wagram où Lasalle est tué.
Bataille de Burg-Eberach (3 décembre 1800)Alors que Moreau refoule les Autrichiens de l’archiduc Jean sur Vienne, l’armée gallo-batave, forte de 17 000 hommes et commandée par Augerau,, remonte la vallée du Main, constituant l’extrême gauche du dispositif français. Le 3 décembre 1800, elle se heurte à Burg-Eberach aux Autrichiens qui couvrent Bamberg. Les Français profitent de ce que l’ennemi est massé autour du village pour occuper la ligne de crête qui le domine. Débordés par le sud, enfoncés de front par Duhesme, les impériaux refluent en désordre. La gloire de cette victoire d’Augereau est éclipsée par la victoire remportée le même jour à Hohenlinden par Moreau, mais cette défaite supplémentaire contribua largement à pousser l’empereur François II à négocier la paix.
Bataille de Burgos (10 novembre 1808)Arrivé à Victoria, le 5 novembre, Napoléon met en application son plan d’attaquer les Anglo-Espagols au centre et de les couper en deux et fonce sur Burgos où il écrase, le 10 novembre 1808, l’armée espagnole du centre.
Siège de Burgos (18 septembre-22 octobre 1812)Vainqueur aux Arapiles et maître de Madrid, Wellington redoute de voir ses communications avec le Portugal coupées par les forces française de la région de Burgos commandées par Clauzel qui a succédé à Marmont. Il marche sur Burgos pour s’assurer de la place. Mais la garnison, 2 000 hommes commandés par le général Dubreton, retranchée dans le château de Burgos résiste aux Anglais du 18 septembre au 22 octobre 1812 jusqu’à ce que les habits rouges décident de se replier vers Salamanque.
Bataille de Busaco (27 septembre 1810)Wellington replie ses troupes vers la ligne fortifiée de Torres Vedras. Afin de retarder l’avance de l’armée du Portugal que commande Masséna, il déploie son armée sur la ligne de crête dans la sierra de Busaco, laissant en évidence deux divisions et dissimulant la majeure partie de son armée de plus de 50 000 hommes. Masséna, trompé, croit n’avoir affaire qu’à l’arrière-garde d’une armée en retraite et attaque, le 27 septembre 1810, sans avoir suffisamment reconnu les positions. Situés sur les hauteurs, les Anglo-Portugais fusillent les assaillants qui perdent 4 486 hommes dont 4 généraux. N’ayant perdu que 1 254 soldats, Wellington se garde bien de contre-attaquer et poursuit sa retraite. |
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